Festivals : 7 questions à… Jesse Hughes d’Eagles Of Death Metal

C’est presque la fin de l’été, et donc (malheureusement) la fin des festivals… Le Rock vous propose à cette occasion de revenir sur quelques interviews d’artistes rencontrés backstage!

L’année dernière, nous avions questionné Jesse Hughes, le chanteur déjanté d’Eagles Of Death Metal juste avant son show à Rock En Seine. De ses souvenirs de festivals, à ses rituels avant d’entrer sur scène, en passant par sa vision de Woodstock, Jesse Hughes dit tout! (Crédits Photos Boris ALLIN)

Jesse Hugues 3 (crédit Boris ALLIN)

Crédit Photo : Boris ALLIN

Tu te souviens de ton premier festival ?

Oui mon tout premier festival c’était lorsque j’ai regardé mon père jouer dans The Marshall Tucker Band lorsque j’avais 3 ans. Mais le premier festival dont je me souviens j’avais 5 ans et j’ai vu The Allman Brothers et Kiss pour la première fois, c’était génial. Et si tu fais attention, tu verras que la plupart de ce que je fais pendant les concerts vient de Kiss. Mais sans maquillage (rires).

Y-a-t-il un festival où tu préfères aller ?

Je ne retourne que dans les endroits où j’ai envie de revenir, et je ne dis pas ça parce que tu es ici, mais j’adore ce festival, c’est facile pour moi d’y revenir. C’est tellement beau, tu as les artistes ici, la presse là-bas, ce n’est qu’un seul monde. Tout est centralisé, c’est organisé de façon communautaire, l’ambiance est à la camaraderie… Et tout le monde parle français, ce qui n’est absolument pas un problème pour moi (rires). Sinon j’aime les festivals Norvégiens, on pourrait croire que je viens de là-bas quand on me regarde, je dois avoir du sang de viking en moi (rires).

Le son d’Eagles Of Death Metal est très ancré dans les 70’s, est-ce que tu aurais aimé vivre à l’époque de Woodstock ?

J’aurais aimé joué quatre ans après Woodstock quand toutes les filles étaient prêtes à se mettre à genoux, si tu vois ce que je veux dire (rires). On dirait que la plupart des stars qui étaient à Woodstock sont devenues des sources d’énergie qui nous permettent de nous recharger aujourd’hui. J’aurais vraiment voulu être possédé par les mêmes démons… Au lieu d’être un magicien, j’essaye d’être un sorcier.

Si tu devais remonter dans le temps et aller dire un mot aux gens de Woodstock tu leur dirais quoi ?

Je leur mettrais des claques à tous et je leur dirais « réveillez-vous, vous avez juste envie de prendre des drogues et baiser, vous n’en avez rien à foutre des guerres ! » mais je finirais par les remercier pour nos racines, on sait d’où on vient grâce à ça. Tout vient de Woodstock, tout le monde veut être Woodstock. Mais c’est normal, qui refuserait d’aller au paradis ? A moins que l’enfer ne soit vraiment cool (rires), à ce moment-là je serai sur la plage, juste à côté du lac de feu même s’il fera probablement plus chaud pour moi que pour n’importe qui d’autre, j’ai des dettes avec le Bon Dieu ! (rires)

Jesse Hugues 2 (crédit photo Boris ALLIN)

Crédit Photo : Boris ALLIN

Est-ce que tu as encore le trac quand tu joues devant tous ces festivaliers ?

Je n’ai jamais eu le trac avant de monter sur scène, espérons que ça continue ! Quand tu vends du matos de merde tu dois travailler dur, mais quand tu vends du Sony c’est toujours plus facile, tu vois ce que je veux dire ? Pour moi je ne fais rien d’original, je joue juste du bon vieux rock’n’roll, mais je m’inspire de ce qu’il y a de meilleur donc je me sens en confiance. Comment dire non à show amusant ?

Tu as un rituel avant de monter sur scène?

Je suis superstitieux car je suis religieux, mais je suis très conscient du fait que si tu mets trop de pouvoir dans un objet et que tu le perds, tu merdes. Mon amulette magique, c’est mon cœur. Tu dois retirer mon putain de cœur si tu veux arrêter la magie. Si tu mets le pouvoir dans ta copine par exemple, que tu la rends responsable des bonnes choses qui t’arrive et que tu la perds parce que tu as merdé… eh ben là tu es vraiment dans une sale position.

Tu aurais une anecdote à nous raconter ?

Je me rappelle de la toute première fois où je me suis fait tailler une pipe rock’n’roll en coulisses. C’était un festival en Angleterre, j’ai demandé à un mec de surveiller la porte et quand nous sommes sortis de la salle de bain, il s’est avéré que la fille avec qui je fricotais était sa copine ! Le soir d’après nous devions jouer en live à la télé, et vu que c’était mon technicien, il m’a complètement fait merder… J’ai baisé sa copine, il m’a baisé, tout le monde a baisé tout le monde (rires).

Propos recueillis par Clara Lemaire

Jesse Hugues 4 (crédit Boris ALLIN)

Crédit Photo : Boris ALLIN

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